Chez Père Chapi

Un blog d'un mec un peu aigri à la recherche du temps perdu

FF12 – Le jeu pensé avec le cul
Critique, Jeux vidéo

FF12 – Le jeu pensé avec le cul

J’avais 27 ans quand Final Fantasy 12 est sortie en Europe, bien évidemment, je l’ai acheté Day One, les lèvres gercées par des heures de délices buccales délivrés aux éditeurs japonais et pour le coup, j’ai vraiment eu mal au fion. N’ayant même pas fini la première ville, le jeu fut revendu directement chez EscroMania et je ne m’étais juré de ne plus retoucher cet étron. 2017, soit 10 ans plus tard, je craque et je rachète la version ULTIMATE du cul… Chronique d’un tronçonnage en règle.

L’histoire en 5 secondes chrono

Final Fantasy 12, c’est avant tout l’histoire de Vaan, jeune délinquant orphelin du ghetto de Rabanastre, qui vit de rapines pour offrir des bijoux à sa zouze Penelo. Vaan kiffe pas trop sa life, lui, son rêve, c’est de devenir un vrai pirate du ciel, et de vivre confortablement de son biz tranquillou. Toute sa vie va changer lorsqu’il rencontrera Balthier, le mac légendaire, dealer reconnu dans tout Ivalice de poudre qui fait rêver, accompagné de sa meuf, Fran, qui a fait fantasmer une génération de jeunes otaku.

Petit mélo drama pour vous donner chaud au bas ventre, on notera aussi dans l’histoire le crush de Vaan pour la jeune princesse Ashe et son boumboum short bien trop court pour être portable, Vaan lâchera alors la pauvre Penelo qui sombrera dans l’alcool pour oublier son first love et les soirées « Marie Couche Toi Là »

Quand je me prépare à faire un article

Massacre en règle

3 paragraphes donc pour essayer de vous résumer ce qui m’insupporte dans ce pseudo MMO de pauvre à la sauce traditionnelle :

Le système de jeu qui n’apporte rien : alors oui, tu vas me dire « putain mec, il y a les gambit, ça change le game », mais en fait pas du tout, parce que tout le monde va utiliser les même ordres de gambit genre « Allié –> Guérison » et tout le monde jouera à peu près les mêmes combinaisons de classes (à moins que t’aime la difficulté en prenant des trucs improbables) donc excusez moi mais pour la profondeur du gameplay, il va falloir repasser. Quant à la gestion des personnages, l’XP n’est plus vraiment un sujet vu que tout est level cappé par le stuff, donc tu peux farmer tant que tu veux, si tu n’es pas dans la zone qui te vend le bon équipement et ben … t’es bloqué. Great !

Les personnages sont insupportables et n’apporte pour ainsi dire rien du tout si ce n’est des envies de meurtre :

  • Vaan a un QI d’huitre pas fraiche, est quasiment toujours à la masse et … c’est le héros ! Super !
  • Penelo, t’as juste envie de lui bourrer la gueule de claques, n’apporte rien et … c’est déjà beaucoup trop
  • Ashe aurait besoin d’une bonne dose de Xanax avec ce stéréotype de princesse prête à tout pour son pays mais qui est capable de pas grand-chose
  • Basch le chevalier gros bœuf qui aurait pu avoir un super background mais en fait non, car c’est un gros tank

Plus globalement, le jeu est systématiquement le cul entre 2 chaises entre un JRPG traditionnel et un MMORPG mal foutu (au niveau du système de combat), entre un scénario japonais traditionnel et un Star Wars Leader Price Edition. L’histoire aurait pu être vraiment sympa mais à force de vouloir trop en faire, ça part de tous les côtés et pour le coup, tu ne creuses pas grand chose et tu restes devant une œuvre videoludique pas terminée, qui a dû te couter un bras. Et histoire de quand même un peu l’amortir, tu appuies sur la corde du fanboyisme, tu mets un petit coup de ponceuse histoire de faire un peu neuve et tu ressors ton jeu 10 ans plus tard en espérant que les gens ont oubliés.

Et y a quoi de neuf sur cet étron de 10 ans ?

A part ça rien de nouveau depuis l’épisode PS2 (hormis les textures HacheDé), à si, la fonction « accélérer » qui va vous permettre de bien moins se faire chier dans les étendues parfois immenses de certaines maps, cela aura donc l’avantage de vous permettre de farmer comme un goret afin de casser les miches aux boss à grands coups de gambit mais aussi de pouvoir bien plus rapidement terminé ce jeu et le revendre très vite.

D’ailleurs j’ai dû jouer la plupart du temps avec mode accéléré (car oui, je me suis forcé à la finir en une 30aine heures de jeu), je n’ai fait aucune quêtes annexes car elles m’ont quasiment toutes saoulées et n’apportaient pas grand-chose et je ne suis jamais mort (le jeu est globalement hyper simple je trouve).

Seul point positif de cette version pour moi : l’OST remasterisé en symphonique (Trunks).

Ma note famitsu : 12/20 (n’oubliez pas avec famitsu, diviser la note par 2 pour avoir un équivalent jeuxvideal.com et par 10 pour avoir une note GameTriste.com)

1 Comment

  • Lecture – Manga du moment #1 – Chez Père Chapi 18 novembre 2017 at 15 h 58 min

    […] bon ton de se dessaler l’esprit après trop de sessions de jeux vidéo médiocres (qui a dit FF12 ?), je m’adonne à une autre de mes grandes passions (non pas les courses) mais la lecture et […]

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