Chez Père Chapi

Un blog d'un mec un peu aigri à la recherche du temps perdu

Les RPG et moi – Années 80 à 90
Jeux vidéo

Les RPG et moi – Années 80 à 90

Ayant été un rôliste depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours eu un rapport très fort avec les RPG et ce, aussi bien papier qu’électronique (le jeu vidéo quoi). J’ai joué à bon nombres de jeux vidéo et sur de multiples plateformes, mais, les RPGs m’ont toujours fait acheter des jeux (voir des consoles) sans trop d’hésitation (aujourd’hui encore).

Ayant la trentaine bien entamé, je me suis dit que cela pourrait être assez sympa et surtout plein de nostalgie de faire une série d’articles sur les RPGs qui ont bercés voir traumatisés mon enfance (et peut-être la votre).Toutefois, pas de grosse surprise, je pense, les trentenaires comme moi reconnaîtront la plupart des titres que je vais citer ici.

Alors fan d’AD&D ou bien de Call of Chtulhu ou de Final Fantasy, cet article, c’est un peu le tien.

Pas encore au collège et déjà un premier coup de coeur

Putain de dragon, tu m'as tellement cassé les noix
Putain de dragon, tu m’as tellement cassé les noix

Fin de l’école primaire, entre quelques échanges de cartes Panini « Olive et Tom » et des billes fraîchement gagnées à la récrée, je me retrouve la plupart des mercredis après-midi chez mon super pote de l’époque. Ce petit privilégié possédait l’objet de toutes les convoitises : l’Atari 520ST et ses 520Ko de RAM (la claque !). J’avais les nerfs, car à ce moment, je possédais ma petite NES et ses jeux pour bébé comme Super Mario Bros ou Zelda ! L’Atari 520ST c’était tout le contraire ! C’était un truc d’adulte ! Et quand mes yeux se sont posés sur Dungeon Master, j’ai dû avoir ma première mi-molle…

Ce jeu était tout simplement démoniaque : des graphismes adultes (y avait du sang !), tu pouvais créer ton équipe de toute pièce, le jeu était tout simplement horrible niveau difficulté et possédait une replay value de fou ! Par contre, c’était punition en boucle :

  • T’as plus de quoi te nourrir ? Tu crèves !
  • Tu appuies sur un bouton au pif ? Tu tombes dans un trou et tu crèves !
  • Tu rushes trop sans penser au levelup ? Tu te fais torcher au prochain niveau !

C’est bien simple, je ne l’ai finit qu’il n’y a quelques années seulement et en retrouvant à peu près les mêmes sensations de plaisir qu’à l’époque. Et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai acheté les yeux fermés Legend of Grimrock qui est une sorte d’hommage à ce jeu.

Premier rêve d’enfant violé : Ishar

5min de jeu et dévine ? T'es mort !
Avec mon Aramir, je vais les défoncer ces FDP d’orcs !

N’arrivant pas à m’en remettre, j’ai moi aussi finit par avoir un Atari 520ST et du coup, je me suis acheté Ishar pour pas faire comme mon pote ! Le principe était le même mais en plus beau (la notion de beauté doit être bien relative si un jeune Jean Kevin voyait cet bouilli de pixels) et je pensais que j’allais le finir cet Ishar, mais dans le genre « Easy les doigts dans le nez »… Bon qu’on se le dise, ce jeu m’a juste violé mon premier rêve d’enfant et dans le genre bien profondément.

Alors oui, effectivement, c’était très joli pour l’époque, et plein de trucs supers cool comme le fait de recruter des acolytes dans des auberges ou bien le fait que tu sois en extérieur dans une sorte de monde ouvert. Mais bordel, tu te faisais tellement punir pour rien, c’était un truc de fou ! J’avais les yeux plein de larmes et j’étais prêt à appeler maman (ou Dorothée)  à chaque fois que je faisais un pas ! Et cet ordure de jeu était sans pitié !

« 3 orcs à la con ? Easy avec mon paladin, je vais leur rouler dessus ! »

Et tout basculait, les orcs te refaisaient le fion bien proprement et ton pauvre Aramir finissait à poils avec l’armure ouverte en deux au niveau du fion ! Voilà ce que c’était Ishar ! Et même maintenant, si j’essaye de le finir, j’ai toujours ce léger picotement au niveau de la turbine à chocolat.

D20 le week-end, clavier la semaine

behold
Ce jeu, je lui ai fait l’amour tellement de fois

Je viens de rentrer au collège, et quand tout le monde veut essayer de devenir le futur Cavéglia ou bien un crack en flûte à bec pour impressionner notre pauvre à la poitrine généreuse, je passe mes week-end armé de crayons à papier et de dés à 20 faces (D20 quoi !) avec mes potes. C’est donc tout naturellement qu’Eye of Beholder est venu remplir mon 386SX flambant neuf que mon père avait dû payer une fortune à l’époque. Et ce jeu fût une vraie révélation pour moi, à tel point que ma super nes de l’époque finit par prendre la poussière.

Eye of the Beholder avait tout simplement tout, déjà graphiquement, tu sentais tellement un monde de différence avec un jeu console c’était complètement fou. Etant très fan d’AD&D, tu retrouvais tout de l’ambiance de ton RPG papier préféré ! Les règles, monstres, classe et les objets magiques (lame saint de Paladin power) tout était là, t’assurant une immersion totale. Le jeu était bourré d’énigmes, de raccourcis et de pièges et, à l’époque, tu n’avais pas la toute puissance de Mr L’internet ou des streameuses à l’opulente poitrine pour te sauver en te montrant comment faire.

Ouais ouais avoue ! Toi aussi tu l’as déjà fait !

Bref ce jeu, je l’ai usé jusqu’au bout (un peu comme comme mes premières chaussures avec un mécanisme de pump) et ce fut aussi une révélation : j’aimais les ordinateurs (je veux dire comme passion hein!). Car oui, je l’avoue, j’ai triché comme une merde ! Armé de mon PC Tool, j’en ai édité des sauvegardes en hexadécimal pour me donner plein de points de vie et des objets complètement pétés ! Et c’était hyper jouissif car :

  1. Tu te débloquais dans le jeu
  2. Au bout du 20ème essai, tu étais arrivé à casser le jeu
  3. Tu pouvais te la péter en société car du haut de tes 12 ans, tu étais un vrai pirate !

Beaucoup de jeux PCs au final, car c’est vrai qu’à l’époque, on avait finalement beaucoup de mal à trouver des RPGs sur console. Pour ma part, c’est l’arrivée de la PSOne et les RPGs japonais qui m’ont refait basculer dans le monde des consoleux.

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