Chez Père Chapi

Un blog d'un mec un peu aigri à la recherche du temps perdu

Online : Pourquoi suis-je une merde ?
Jeux vidéo, My Life

Online : Pourquoi suis-je une merde ?

Le constat fut long à mûrir mais cette fois, j’en suis sûr : je ne suis qu’une merde dès que je dois jouer sur un jeu online.  Les juges sont unanimes, les résultats également, je ne touche vraiment pas une bille, pire je suis parfois ridicule. Introspection d’un vieux joueur pour qui jeux vidéo rimait avec tube cathodique et manette 2 boutons.

Après quelques parties, c'est l'inondation assurée
Après quelques parties, c’est l’inondation assurée

Le côté compétitif

Je pense que le pire niveau c’est les jeux de combat. Quand j’étais jeune, je touchais ma bille à Fatal Fury Special, Samurai Spirits 2 ou bien Street Fighter 2 (bah oui j’avais revendu toutes les barbies de ma soeur pour m’acheter une Neo Geo). On peut dire que j’en ai gonflé des joues, moi, le petit grassouillet du quartier ! Faut dire que sortie de ce domaine et les résultats scolaires, je brillais pas des masses, ah si, j’ai réussi à faire le tir des jumeaux Derrick au foot avec mon pote d’époque (tir qui a fini dans la vitre du voisin mais bon).

Et puis c’est l’avènement des LAN parties puis du online, et donc ma mort programmée dans les jeux de VS. Je ne sais pas pourquoi mais je n’y arrive pas, je n’arrive pas à gonfler virtuellement les joues d’inconnues et ça me frustre terriblement. Le pire dans tout ça, c’est que chaque match me génère une tension complètement dingue ! En gros, oui, quand je joue, je sue comme un goret, seul devant mon écran de PC.

Et ne parlons même pas des MMO ou de MOBA, grosse pression sur mes épaules car à chaque miss click, je sens que les gens me jugent virtuellement. Et là, une nouvelle fois, grosse tension et donc non plaisir à jouer online. La tension baisse un peu si je joue avec des gens de confiance, mais soyons clair : je suis un mec du offline ou de la soirée pizza entre potes.

La boucle est bouclée : Farmer dans un jeu de farming

Un farmer sachant farmer

Autre truc où j’ai du mal, c’est l’investissement niveau temps. Déjà que je trouve que je consomme pas mal de mon temps aux jeux vidéo (en moyenne 2-3 heures par jour), mais certains jeux nécessitent un tel investissement que je ne peux tout simplement pas et … je ragequit. Bon faut dire aussi que je suis en couple et que je peux comprendre les envolées lyriques de madame me concernant quand elle me voit végéter devant HOTS plutôt que de m’extasier devant sa nouvelle coupe.

La catégorie reine du farming, pour moi, ce sont les MMO. Je n’ai jamais touché à WoW, non pas que je trouve ça à chier, mais c’est juste que l’investissement en termes de temps me semble bien trop importun et j’ai surtout peur de me lasser à force de faire 50 000 fois le même boss juste histoire de farmer de la compo pour mon armoire hyper swag 2.0 parlant.  En gros, je finis par m’ennuyer et je lâche le jeu pour en commencer un autre. Je pense que cela doit venir de ma culture vidéo-ludique de terminer un jeu avant d’en commencer un autre (sainte règle de Maman Chapi) et du coup, cette culture est impropre au MMO pour qui … Il n’y a tout simplement pas de fin.

Bon j'avoue que je suis vite plein de sel
Bon j’avoue que je suis vite plein de sel

Le goût du sel

Enfin, et il faut bien l’avouer, je suis techniquement pas bon, mais alors pas du tout. Et quand j’entends mes collègues me sortir « j’ai fini les challenges de SF5, t’en es où ? », j’avoue baisser la tête en avouant honteusement que j’ai du mal à cancel un coup pour claquer une super. Oui c’est moi, la sacoche sur qui tu farmes des points à SF5 et qui feed les différents ladder. Je comprends techniquement ce qu’il y à faire mais que veux-tu, entre le stress et mon âge avancé, bah ça fait de la merde.

Alors au bout du 5ème shoryuken qui se transforme en hadoken pas voulu, le sel m’envahit et s’infiltre en moi. Je suis salé à mort, pire que la Mer Morte, je me mets à déprimer et je finis par déco pour me mettre en PLS dans la litière du chat. Ce n’est qu’une question d’entrainement, mais comme expliqué plus haut, il faut du temps et s’investir et personnellement, j’ai du mal à claquer la plupart de mon temps dans ce genre d’activité.

Je t’entends Jean Denis, tu me juges, du fond de ton siège, tu me traites de putain de casu, et tu n’as peux être pas tord. Clairement, je ne suis pas un hardcore gamer et j’aime commencer un jeu et le finir pour mieux en commencer en autre (le gars qui dit ça avec ses 335 jeux Steam, mais c’est un autre sujet). Et tu veux tout savoir : je claque pas mal de temps sur les jeux pour téléphone portable (suceur de jap oblige mon gars).

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