Chez Père Chapi

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Petit cours de classification de ramen
Gastronomie, Japon

Petit cours de classification de ramen

Le ramen doit faire partie des plats assez facile à manger pour nous les français (avec les makis avocat/saumon) et c’est donc bien normal que ce type de restaurant explosent complètement à Paris. Moins cher que des sushis, plus accessible pour ceux qui ne sont pas fan de poissons crus, et surtout très intéressant d’un point de vue gustatif, il existe toutefois un nombre important de ramens (qui je le rappelle est un plat d’origine chinoise).

Riki
Bon appétit

Dans cet article vous trouverez les grands familles de ces bols de nouilles appétissants et après avoir lu cet article, vous pourrez donc briller en société, c’est qui, j’en suis sûr, est votre objectif premier dans la vie (comme moi).

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On commence par la soupe

Car comme dirait mamie Michelle, un bon bouillon, c’est pas un bouillon branlant ! Les recettes des bouillons sont jalousement gardées secrettes par les chefs mais on peut, en général, dire qu’il y a 2 grands types : base de viandes (os de porc et/ou de poule) ou base de poisson (bonite, niboshi) et des algues de type konbu voilà, vous avez votre base.

Ensuite va venir l’ingrédient clef qui va déterminer la classe de ramen : et cet ingrédient que vous allez ajouter à votre bouillon de base peut-être :

  • Du sel : aussi appeler Ramen du gwak (ou shio ramen), cela va donner un bouillon assez léger (mais un peu + salé que les autres) et c’est en général la recette la plus classique au Japon. Pour les étrangers, c’est aussi le type de ramen les plus accessibles niveau goût (à conseiller donc pour les fragilo gaijin)
  • De la sauce soja : et pas de la sauce soja sucrée hein ! Légèrement moins salé que le shio ramen, le shouyu ramen est assez facilement reconnaissable par la couleur foncée de son bouillon. Je le conseille donc pour ceux qui ont envie de goûter une saveur ancienne et traditionnelle du ramen.
  • Avec du miso : Ahh le miso, la pâte de soja fermenté qui donne bon goût à pas mal de plat. Très honnêtement mon type de soupe préféré, je suis misophile depuis longue date mais il faut avouer que le goût de la soupe est bien plus prononcé. Le miso ramen est donc à tester pour les indiana jones du goût !
  • Tonkutsu : Pas de traduction en français, le tonkutsu ramen n’est d’ailleurs pas issu d’un ingrédient mais d’une combinaison de sel et de soja avec des os de porcs dont on va faire bouillir jusqu’à obtenir une soupe très riche en calories (plein de collagène bon pour la peau des filles). A réserver donc à ceux qui n’ont pas peur des soupes lourdes en saveur ou qui veulent entretenir leurs artères niveau graisse (Carlos Style).

un plat par région

La soupe n’a donc plus de secret pour vous, mais accrochez-vous, c’est loin d’être finit, car il existe un nombre assez fou de recettes (rassurez-vous je ne vais pas toutes les lister car au vue du nombre dingues de vues de ce blog, ça risque de pas servir à grand chose). Mais on peut très facilement les classer par région ! Allez hop un petit tour d’horizon avec mes notes allant de 1 à 5 selon mes préférences.

  • Le style Tokyo : Base de shouyu, ramen assez classique avec un oeuf coupé en deux, du porc (en général), des pousses de bambou et des morceaux de naruto (maintenant que son manga est finit, faut bien le recycler) : 2.5/5 la moyenne quoi
Tokyo ramen, la base de la sauce soja
Tokyo ramen, la base de la sauce soja
  • Le style Asahikawa (Hokkaido) : Base de shouyu également, assez proche du Tokyo style, la différente réside dans combinaison subtile du porc et des fruits de mer dans une soupe assez riche niveau calorique (normal dans le Nord il fait un peu frisquet). Perso, pas fan car trop gras : 1/5
Le même en plus gras
Le même en plus gras
  • Le style Hakodate : La base des shio ramen, généralement fait avec du poulet (servi assez souvent des boulettes de poulet), ce ramen est assez accessible à manger et est en général composé de peu d’ingrédients (pousse de bambou, viande, un peu de verdure et zou). Je ne suis pas fan : 1/5
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Base simple et savoureuse du Hakodate ramen
  • Le style Hakata (Kyushu) : Base de tonkutsu donc c’est fat ! Hakata est un quartier de Fukuoka et le hakata style fleurit comme les vendeurs de kebab un soir de fête des lumières à Lyon ! C’est la base du tonkutsu ramen : oeuf, porc, graines de sésame et gingembre confit. Niveau goût ça explose bien ! Prévoir une sieste après dégustation : 3/5
Hakata ramen
Hakata ramen, tu voies le gras ?
  • Deux dérivés du Hakata :
    • Kurume (encore plus gars, pontage coronarien à prévoir suite à ingestion)
    • Kagoshima (plus léger avec du kuro buta, la star porcine de la région)
Kagoshima Ramen et son kuro buta
Kagoshima Ramen et son kuro buta
  • Le style Kitakata : Shouyu ramen avec un mélange unique de porc et de poisson (généralement de l’anchois je crois). Goût très particulier, ce ramen est généralement servit avec un mix de poissons et de porc. Perso, j’ai jamais testé (et très franchement, ça ne me donne pas trop envie).
Kitakata ramen
Kitakata ramen
  • Le style Sapporo : Now we’re talking ! Le nord du Japon, c’est le bastion du Miso ramen et le Sapporo ramen, c’est la base ! Généralement chargé des légumes de la région ainsi que des produits de la mer, on se retrouve avec un plat riche en saveur et qui tient bien au ventre. Un must donc 5/5
Sapporo ramen : la base quoi !
Sapporo ramen : la base quoi !

Et au final ?

Finissons en conseillant quelques accompagnements et boissons pour parfaire ce plat de roi, généralement, le ramen s’accompagne très facilement de gyozas (raviolis fris) et d’un petit demi genre Asahi ou Kirin.

Bon je suis sûr que si des puristes tombent sur cet article (bisou à vous), je pense que je vais me faire pourrir car j’aurais oublié, mal expliqué, dit de la merde… Et ils auront probablement raison, car la culture du ramen est vraiment complexe et vous seriez très surpris de voir le nombre complètement ahurissant de ce type de restaurant au Japon. C’est simple, je crois que c’est plus facile de trouver à manger ce plat que des sushis dans certaines villes…

Bref pour conclure, faites-vous un avis, tester, détester, mais faites vous votre avis ! D’ailleurs pour moi, le best du best n’est pas un ramen japonais mais chinois et ça ressemble à ça :

Mon âme contre un tantan men
Mon âme contre un tantan men

 Bon appétit les gens, perso, j’ai faim maintenant

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